France · Programmes Officiels
Moyenne Section Agir, s'exprimer, comprendre à travers l'activité physique.
À 4-5 ans, l'enfant a affermi ses conduites motrices fondamentales. La moyenne section les enrichit : enchaîner deux ou trois actions, viser une cible plus précise, coopérer dans un jeu collectif simple, prolonger un effort. Le corps gagne en disponibilité, la latéralité se précise, l'enfant commence à coopérer avec un partenaire et à respecter les règles d'un jeu collectif court.

01Enchaîner et préciser ses actions
L'enfant ne fait plus seulement une action : il en enchaîne plusieurs (courir, sauter, attraper). Le geste se précise, vise un but.
Sur un parcours plus long ou en ligne droite, l'enfant ajuste son allure : courir vite sur 10 mètres, courir lentement plusieurs minutes sans s'essouffler.
Avec un sac de graines et un cerceau au sol, une boîte, une cible verticale, l'enfant ajuste son lancer pour atteindre un but. Le geste se précise.
Sur un mini-parcours : courir jusqu'au cerceau, sauter dedans, repartir. Ou : ramper sous le banc, se relever, courir au mur. L'enchaînement structure le geste.

02Coopérer et jouer ensemble
Premiers jeux collectifs simples : passer un ballon à un partenaire, se déplacer en file, jouer aux loups, à chat. La règle s'installe.
Un enfant est le loup, les autres sont des moutons. Au signal, le loup attrape, les moutons s'enfuient. Les rôles tournent.
Par deux, à courte distance, l'enfant fait rouler ou lance doucement un ballon à son camarade, qui le renvoie. La coordination à deux se met en place.
Dansons la capucine, La famille tortue : l'enfant tient la main de son camarade, suit le rythme, change de sens, lève les bras au moment dit.

03Danse et expression corporelle
L'enfant invente un déplacement qui raconte une émotion ou une histoire courte. Le corps devient un outil d'expression au-delà de l'action utilitaire.
Sur une musique calme, l'enfant danse la tristesse. Sur une musique vive, il danse la joie. Le corps traduit l'état intérieur.
L'enseignante propose une consigne (traverser la salle sans marcher) ou un imaginaire (la nuit dans la forêt). L'enfant invente son chemin corporel.
À deux, les enfants jouent une scène courte sans parler : un endormi, un qui réveille ; un qui pousse, un qui résiste. Le corps raconte.