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Photographie Numérique et Image · 3e Trimestre

Cartographie collaborative et OpenStreetMap

Exploration des projets de cartes libres et des enjeux de souveraineté des données géographiques.

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Questions clés

  1. Pourquoi est-il important que certaines données cartographiques essentielles n'appartiennent pas à des entreprises privées ?
  2. Comment la contribution citoyenne à OpenStreetMap peut-elle enrichir la connaissance géographique d'un territoire ?
  3. Dans quelle mesure OpenStreetMap représente-t-il un modèle alternatif viable aux cartographies commerciales ?

Programmes Officiels

MEN: Lycee - GéolocalisationMEN: Lycee - Données structurées
Classe: Seconde
Matière: SNT : Culture et Citoyenneté Numérique
Unité: Photographie Numérique et Image
Période: 3e Trimestre

À propos de ce thème

OpenStreetMap (OSM) est le projet cartographique libre le plus ambitieux au monde : plus de 10 millions de contributeurs enrichissent une base de données géographique ouverte et gratuite. Ce sujet de SNT en Seconde permet d'aborder les notions de bien commun numérique, de souveraineté des données et de collaboration à grande échelle. Les élèves découvrent qu'une alternative citoyenne peut rivaliser avec les géants commerciaux comme Google Maps.

La question de la propriété des données géographiques est centrale. Quand un seul acteur privé détient la carte du monde, il contrôle ce qui est visible, ce qui est mis en avant, et peut modifier les informations sans contrôle extérieur. OSM propose un modèle où chaque citoyen peut vérifier, corriger et enrichir les données. En France, des collectivités locales utilisent déjà OSM pour leurs plans de ville ou leurs systèmes de transport.

Contribuer réellement à OSM pendant le cours transforme les élèves en acteurs du numérique, ce qui renforce leur compréhension des enjeux bien mieux qu'un cours magistral.

Objectifs d'apprentissage

  • Analyser les différences entre les données cartographiques propriétaires et les données ouvertes en termes de contrôle et d'accès.
  • Évaluer l'impact de la contribution citoyenne sur la précision et la complétude des cartes OpenStreetMap pour un territoire donné.
  • Comparer les modèles économiques et de gouvernance d'OpenStreetMap et de plateformes cartographiques commerciales majeures.
  • Créer une petite contribution géolocalisée sur OpenStreetMap en respectant les conventions de nommage et de balisage.

Avant de commencer

Introduction aux systèmes d'information géographique (SIG)

Pourquoi : Les élèves doivent avoir une compréhension de base de ce qu'est une donnée géographique et comment elle est structurée pour appréhender les concepts d'OpenStreetMap.

Principes de la photographie numérique et du traitement d'image

Pourquoi : Ce sujet étant dans l'unité 'Photographie Numérique et Image', une familiarité avec la notion d'image numérique et de ses métadonnées est utile pour comprendre comment les images peuvent être liées à des données géographiques.

Vocabulaire clé

Donnée géolocaliséeInformation qui décrit la localisation d'un objet ou d'un événement sur la surface de la Terre. Elle inclut des coordonnées spatiales et des attributs descriptifs.
Base de données géographiquesSystème permettant de stocker, gérer et interroger des informations spatiales et leurs attributs associés. OpenStreetMap utilise une base de données vectorielle.
Licence ouverte (Open Data)Type de licence qui permet à quiconque d'accéder, d'utiliser et de partager librement des données, souvent sous certaines conditions comme la citation de la source.
Souveraineté des donnéesCapacité d'un État, d'une organisation ou d'un individu à contrôler ses propres données, y compris leur collecte, leur stockage, leur traitement et leur diffusion, sans dépendance excessive vis-à-vis d'acteurs étrangers ou privés.
Balisage (Tagging)Processus d'ajout de paires clé=valeur (tags) aux objets géographiques dans OpenStreetMap pour décrire leurs caractéristiques (par exemple, 'amenity=restaurant', 'name=Le Petit Bistrot').

Idées d'apprentissage actif

Voir toutes les activités

Contribution réelle : Cartothon du lycée

Les élèves se répartissent des zones autour du lycée et cartographient les éléments manquants sur OSM (mobilier urbain, commerces, accès PMR). Chaque groupe documente ses ajouts avec des photos et les saisit dans l'éditeur iD. La classe visualise ensuite l'impact collectif de ses contributions.

50 min·Petits groupes
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Penser-Partager-Présenter: Google Maps vs OpenStreetMap

Les élèves comparent individuellement la représentation de leur quartier sur Google Maps et OSM. En binôme, ils identifient les différences (détails présents/absents, noms, mise en forme). Ils partagent ensuite leurs observations et discutent des raisons de ces écarts.

25 min·Binômes
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Étude de cas: OSM et la gestion de crise

Les élèves analysent comment la communauté OSM a cartographié Haïti après le séisme de 2010 ou les zones inondées lors des crues en France. Chaque groupe étudie un cas, identifie les acteurs impliqués et présente les avantages de la cartographie collaborative en situation d'urgence.

35 min·Petits groupes
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Débat mouvant : Les données géographiques doivent-elles être un bien commun ?

L'enseignant lit des affirmations clivantes sur la propriété des données cartographiques. Les élèves se positionnent physiquement dans la salle (d'accord / pas d'accord / nuancé) et défendent leur position. Après chaque échange, ils peuvent changer de camp.

30 min·Classe entière
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Liens avec le monde réel

Les collectivités territoriales, comme la Métropole de Lyon, utilisent OpenStreetMap pour créer des cartes interactives publiques de leurs réseaux de transport en commun, de leurs pistes cyclables ou de leurs points d'intérêt touristique, offrant ainsi une alternative aux cartes propriétaires.

Les applications de navigation et de covoiturage, telles que Waze ou BlaBlaCar, s'appuient sur des données géographiques. Comprendre la provenance et la licence de ces données est essentiel pour évaluer leur fiabilité et leur coût potentiel.

Les services d'urgence et les organisations humanitaires peuvent utiliser des données OpenStreetMap, enrichies par des contributions locales, pour cartographier des zones difficiles d'accès ou des infrastructures critiques lors de catastrophes naturelles, là où les cartes commerciales pourraient être obsolètes ou inexistantes.

Attention à ces idées reçues

Idée reçue couranteOpenStreetMap est moins fiable que Google Maps parce que n'importe qui peut modifier les données.

Ce qu'il faut enseigner à la place

La communauté OSM dispose de mécanismes de vérification : historique des modifications, système de commentaires, détection automatique d'erreurs et modérateurs expérimentés. Dans certaines zones, OSM est plus détaillé que Google Maps. Faire comparer les deux cartes sur un quartier connu des élèves leur permet de vérifier par eux-mêmes la qualité des données.

Idée reçue couranteLes cartes numériques sont des représentations neutres et objectives du territoire.

Ce qu'il faut enseigner à la place

Toute carte résulte de choix : projection, échelle, éléments représentés, noms utilisés. Google Maps met en avant les commerces partenaires. OSM reflète les priorités de ses contributeurs locaux. Analyser les différences entre plusieurs cartes d'un même lieu développe l'esprit critique des élèves.

Idées d'évaluation

Question de discussion

Présentez aux élèves deux cartes d'un même quartier : l'une issue d'une plateforme commerciale, l'autre d'OpenStreetMap. Demandez-leur : 'Quelles différences observez-vous dans les informations présentées ? Selon vous, quels sont les avantages et les inconvénients de chaque type de carte pour un utilisateur comme vous ou pour un professionnel (ex: urbaniste) ?'

Vérification rapide

Après une courte démonstration de contribution sur OpenStreetMap (ajout d'un banc public, d'un commerce), demandez aux élèves de décrire par écrit (ou oralement) les étapes qu'ils suivraient pour ajouter un nouvel élément de leur choix dans leur quartier. Insistez sur la nécessité de vérifier l'information avant de la valider.

Billet de sortie

Sur un post-it, demandez aux élèves de répondre à la question : 'Pourquoi est-il important qu'une carte comme celle de votre ville ne soit pas uniquement détenue par une seule entreprise privée ?' Ils doivent citer au moins un argument lié au contrôle des données ou à la participation citoyenne.

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Questions fréquentes

Comment contribuer à OpenStreetMap en classe avec des élèves ?
Créez un compte enseignant et des comptes élèves sur openstreetmap.org. Utilisez l'éditeur iD (accessible depuis le navigateur) pour modifier la carte. Choisissez une zone proche du lycée peu documentée. Les élèves relèvent les éléments sur le terrain (bâtiments, chemins, mobilier), puis les ajoutent à la carte. Le wiki OSM fournit des guides pédagogiques adaptés.
Quelle est la différence entre OpenStreetMap et Google Maps ?
OpenStreetMap est un projet collaboratif libre : les données appartiennent à la communauté sous licence ouverte. Google Maps est un service commercial dont les données sont propriétaires. OSM peut être utilisé, modifié et redistribué par tous (collectivités, entreprises, associations). Google Maps offre des services intégrés (Street View, avis) mais contrôle l'accès aux données sous-jacentes.
Pourquoi utiliser OpenStreetMap plutôt que Google Maps en France ?
Plusieurs collectivités françaises utilisent OSM pour leurs plans de transport et d'urbanisme, car les données sont libres de droits et modifiables. L'IGN collabore avec OSM sur certains jeux de données. Pour les établissements scolaires, OSM offre un terrain d'apprentissage concret : les élèves contribuent à un bien commun tout en étudiant les structures de données géographiques.
Comment la cartographie collaborative favorise-t-elle l'apprentissage actif en SNT ?
Contribuer à OSM place les élèves en situation de production réelle : ils observent le terrain, collectent des données, les structurent selon un modèle précis et les publient. Ce processus mobilise des compétences en observation, en gestion de données structurées et en travail collaboratif. Le résultat visible sur la carte mondiale donne du sens au travail scolaire.